Avant de signer, vérifiez 4 choses : que l’entreprise existe réellement (SIRET actif sur annuaire-entreprises.data.gouv.fr, c’est gratuit), qu’elle est assurée (attestations responsabilité civile pro et décennale de l’année en cours), que ses avis et réalisations se recoupent, et que son devis est détaillé avec un acompte raisonnable.
La quasi-totalité des galères de chantier racontées aux associations de consommateurs commencent pareil : « il avait l’air sérieux ». Le sérieux, ça ne s’évalue pas au feeling — ça se vérifie en vingt minutes, avant de verser le moindre euro.
La check-list avant signature #
| À vérifier | Comment |
|---|---|
| L’entreprise existe et est active | Tapez son SIRET (présent sur le devis) dans annuaire-entreprises.data.gouv.fr : état actif, activité cohérente avec les travaux, date de création |
| Elle est assurée | Attestations RC pro et décennale jointes au devis (obligatoire pour la décennale), validité et activité couverte correspondantes |
| Elle a un vrai passé | Avis croisés sur plusieurs plateformes, photos de chantiers, si possible un client joignable ; méfiance si tout est parfait et récent |
| Le devis est carré | Détail poste par poste, SIRET, TVA, délais, conditions de paiement — pas une ligne au forfait rond |
| L’argent suit le chantier | Acompte de 20-30 % maximum à la commande, paiements à l’avancement, solde à la fin |
Les signaux qui doivent faire fuir #
Un démarchage à domicile insistant (« on fait le quartier, votre toiture a un problème »), un prix « valable aujourd’hui seulement », une exigence d’espèces ou d’un gros acompte immédiat, un devis sans SIRET ni adresse, une camionnette anonyme, un refus de fournir l’attestation d’assurance : chacun de ces éléments, seul, justifie de dire non. La rénovation énergétique est le terrain de chasse préféré des éco-délinquants — le démarchage téléphonique y est d’ailleurs interdit.
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Les labels et qualifications, à quoi ça sert ? #
Des qualifications comme Qualibat ou la mention RGE (indispensable pour les aides à la rénovation énergétique) attestent qu’un organisme a contrôlé certains dossiers de l’entreprise. C’est un plus, pas un blanc-seing : vérifiez que la qualification est en cours de validité et couvre bien le domaine de vos travaux (les annuaires officiels des organismes permettent de le faire en ligne). Et un excellent artisan peut n’avoir aucun label : c’est le faisceau d’indices qui compte.
Comment savoir si un numéro SIRET est toujours valable ?
Sur annuaire-entreprises.data.gouv.fr (gratuit, officiel) : la fiche indique si l’établissement est actif ou fermé. Un devis avec un SIRET radié = fuyez.
Un auto-entrepreneur est-il moins fiable qu’une société ?
Le statut ne dit rien du sérieux. Les obligations clés (devis, assurance décennale pour les travaux concernés, facture) sont les mêmes : appliquez la même check-list.
Que faire si je me suis fait avoir ?
Rassemblez toutes les preuves (devis, paiements, photos, échanges), signalez sur SignalConso, saisissez le conciliateur de justice, et portez plainte en cas d’escroquerie. Votre assurance protection juridique peut prendre le relais.
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Faut-il demander plusieurs devis ?
Oui, trois idéalement : au-delà du prix, comparer les devis révèle vite celui qui a réellement étudié votre chantier et celui qui a recopié un forfait.